La formation en alternance, un grand tremplin !

La formation en alternance, un grand tremplin !

La formation en alternance, c’est, pour deux jeunes sur trois, un emploi à la clef dans les six mois après la formation.

Les entreprises recrutent des apprentis de façon importante et elles offrent des perspectives d’embauche rapides. C’est tout le sens du message de Virginie Carolo-Lutrot, Présidente de Caux Seine agglo qui, comme plusieurs représentants de centres de formation, exhorte les jeunes à ne pas hésiter à se lancer dans cette voie de professionnalisation pour leurs premiers pas dans la vie active.

C’était à l’occasion de la septième édition des Trophées de l’apprentissage, mardi 10 octobre, à la Maison des compétences, à Lillebonne, organisée par Caux Seine agglo et Caux Seine développement. Issus du Scholar Fab, de l’IFP Training à Lillebonne, de l’UIMM de Port-Jérôme-sur-Seine et du Natura Pole de Fauville-en-Caux, treize jeunes gens y ont été mis à l’honneur pour leur parcours exemplaire.

Autonomes

Les témoignages successifs sont allés dans le même sens, au cours de la cérémonie : « 100% d’employabilité », selon Philippe Buch (IFP training) ; « C’est un grand tremplin », indique-t-on du côté de l’IUMM où les spécialisations en chaudronnerie, tuyauterie et soudure offrent aujourd’hui des débouchés certains : « On constate une pénurie dans le métier, on a besoin des jeunes ».

Pour les entreprises et leurs salariés qui accompagnent les alternants, « cela représente du temps, de l’investissement, mais les jeunes deviennent vite autonomes sur nos chantiers. »

Quant aux jeunes diplômés, l’expérience s’avère indiscutablement positive : « On bénéficie à la fois de l’expérience professionnelle et du diplôme, se réjouit une jeune diplômée d’un titre pro niveau bac + 2 du Scholar Lab. Les formateurs prennent du temps avec nous… et nous considèrent comme des adultes. »

Ils font rayonner le territoire

Emma, 18 ans, qui a décroché un CAP agricole de paysagiste, ne dit pas autre chose : « Mon objectif était de travailler en extérieur, je ne suis pas du genre à rester enfermée, devant un écran, raconte-t-elle. J’ai toujours beaucoup aimé les plantes et j’ai un côté créatif. C’est un métier parfois physique, difficile à cause de la météo, mais on s’y fait et, entre nous, on s’encourage. » Emma poursuit ses études pour décrocher un Brevet professionnel, mais les deux années dans la même entreprise lui ont déjà apporté de belles satisfactions : « On est intervenu chez une personne où il existait une couche d’enrobé. Il a fallu tout casser pour y déposer du gazon de plaquage, notamment. C’est un très bon souvenir. »

Le métier de jardinier paysagiste, longtemps dévolu aux hommes, s’avère tout à fait accessible à la gent féminine, confirme Emma : « Il ne faut surtout pas avoir peur, c’est aussi un métier pour les femmes. Je me sens tout à fait à ma place. »

A l’heure de la remise des récompenses, parmi lesquels les fameux trophées réalisés par trois apprentis de l’IUMM, un chèque cadeau de Caux Seine agglo et des bons d’achats, le président de Caux Seine développement, Jean-Marc Vasse, n’a pas manqué de saluer les jeunes diplômés « qui font rayonner le territoire ».

Caux Seine développement n’accompagne pas seulement les entreprises et les entrepreneurs au quotidien : grâce à la Maison des compétences, à Lillebonne, elle agit également pour l’emploi et la formation. L’adéquation entre les besoins des entreprises et les offres de formation mises en œuvre pour y répondre constitue un des éléments majeurs du développement économique du territoire.

Former au plus près des entreprises

C’est ce sur quoi Caux Seine agglo mise. L’agglomération a pour cela élaboré un schéma local de l’enseignement supérieur en juin dernier pour répondre aux besoins en compétences des entreprises et encourager les jeunes du territoire à la poursuite de leurs études post bac, que ce soit via l’alternance ou non. Un campus connecté verra d’ailleurs le jour dans ce cadre d’ici 2025 à Lillebonne afin que les étudiants souhaitant poursuivre leurs enseignements, sans quitter le domicile familial, en aient la possibilité. En ce qui concerne les emplois industriels à pourvoir d’ici 5 ans dans le cadre des projets d’implantation annoncés ou en cours sur la ZI de Port-Jérôme (Futerro, Eastman, Air Liquide Normand’Hy…), l’intercommunalité a officialisé en septembre 2023 la création d’une cellule emploi/formation avec un ensemble de partenaires (État, Région, Département, structures emploi/insertion…). Objectifs ? Accompagner les entreprises dans leurs démarches de recherche de compétences et favoriser l’orientation de candidats vers les opportunités d’emploi des projets accompagnés (jeunes en étude, demandeurs d’emploi, salariés en reconversion, etc.).

Légende photo : alternants et formateurs aux côtés des élus, à l’issue de cette 7e édition des Trophées de l’apprentissage ©Caux Seine développement

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